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Lundi 06 Février
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L’APPEL QUE DIEU A POUR TA VIE

Cette semaine nous avons le privilège de recevoir pour la première fois sur notre site Rachel THESEE, qui ne manquera de nous interpeler par rapport à notre appel et ce que Dieu attend de nous dans ce monde.

Introduction

Je me suis demandée : « Pourquoi autant de personnes souffrent en Martinique ? », « Pourquoi les gens ne voient pas comme une évidence qu’ils doivent aller vers Dieu ? », « Pourquoi les chrétiens que nous sommes ne sont pas vraiment vus comme des lumières dans ce monde ? », « Pourquoi passe-t-on inaperçu, sommes-nous fondus dans le décor alors que Dieu dit des choses si merveilleuses à notre sujet ? », « Pourquoi un tel décalage entre nos prières et la réalité de ce que nous sommes ? »

Et je crois que Dieu a répondu à mes questions. Les chrétiens ne connaissent pas leur appel, leur mission.

Un mandat divin homme et point interro

Sais-tu déjà quel est ton ministère ? Sais-tu quel est ton appel ? Connais-tu tes dons et tes capacités ?

Penses-tu que tu es appelé à être un grand prédicateur ? Penses-tu que tu seras un prophète dont la vision sera claire et précise ? Penses-tu que ta belle voix inondera des salles remplies de milliers de personnes ? Crois-tu qu’on entendra parler de toi hors de la Martinique ? Quel est ton appel ????

On ne peut pas être efficace quand on ne sait pas à quoi l’on est appelé. Souvent nous disons : « Je ne sais pas ce que Dieu attend de moi, ni quels sont mes dons, ni quel est mon ministère. »

A compter d’aujourd’hui tu ne pourras plus dire que tu ne connais pas ton appel car en réalité Dieu te l’a déjà donné dans Sa Parole. Il a montré clairement ce qu’Il attend de toi.

Ø Esaïe 61 v. 1 à 3 : L'esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, Car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance; Pour publier une année de grâce de l'Eternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, Afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l'Eternel, pour servir à sa gloire.

Aujourd’hui nous sommes rentrés dans les rangs, dans le moule. Nous ne voulons pas faire trop de vagues. Nous évitons de trop prendre position pour Dieu. Quand nous sommes entre chrétiens nous prenons position fermement et des fois fortement mais quand nous sommes au milieu de païens, nous retombons comme un gâteau sans levure. Si nous sommes entre collègues et que nous apprenons une nouvelle dramatique nous allons pleurer comme tout le monde, quand il y a un malade nous le plaignons comme tout le monde et des fois même plus que tout le monde. Mais le dimanche juste avant nous confessions en public que Dieu fait des miracles. Pourquoi ?

En réalité, nous avons peur le plus souvent de ce que les autres penseront de nous, nous craignons d’être rejetés par nos amis, nos proches, qu’ils nous trouvent différents, bizarres ou même fanatiques... Nous ne voulons pas qu’ils disent mais « Pour qui il se prend lui ? » « Depuis quand il croit à tout ça ? » « Qu’est-ce qu’il lui arrive ? ». Bref : les gens me connaissent déjà comme ça, ça ferait trop bizarre, ils ne comprendraient pas.... Et les raisonnements les uns plus perfectionnés que les autres s’enchaînent jusqu’à nous construire un mode de vie où nous prierons avec ferveur le dimanche, en réunion de semaine, à la maison mais où nous redeviendrons comme tout le monde une fois la journée commencée.

Mais dans tout cela : qui porte une bonne nouvelle aux malheureux ? Qui guérit ceux qui ont le cœur brisé ? Qui proclame aux captifs la liberté ? C’est dur, quand on a déjà donné une image de nous, de nous mettre à parler de Dieu, à témoigner et en particulier à ceux qui nous connaissent bien mais pourtant c’est un passage obligé pour nous car nous suivons la trace du Maître.

Et que s’est-il passé pour Jésus ? Il a été confronté à cette même difficulté dans son ministère mais il a affronté le regard de sa famille, de ses proches car c’était inévitable s’il voulait voir son ministère se développer. Ce passage d’Esaïe 61 a été rédigé bien avant la naissance de Jésus : c’est un passage qui parle de Jésus certes mais de manière prophétique.

jésus dans son ministèreSi nous analysons la vie de Jésus, nous réalisons que très tôt il avait compris quel était son appel. Il enseignait dans les synagogues, il faisait des miracles mais pourtant à un moment dans son ministère Il a dû affronter les regards des siens de ceux qui l’avaient vu grandir comme tous les enfants. Et ce n’était pas si facile que ça alors qu’il s’agissait de Jésus mais il l’a tout de même fait parce qu’il savait que c’était nécessaire.

Ø Luc 4 v. 16 à 24 :

Le contexte du verset : Jésus a été tenté par le diable dans le désert. Puis, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée où sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour. Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié partout.

- verset 16 : Jésus revient donc dans sa patrie car il est temps qu’il affronte sa famille, ses proches, qu’il prenne position, se démarque auprès de ceux qui l’ont vu grandir. Il est temps que les autres connaissent sa véritable identité de fils de Dieu.

- Verset 17 : Il lit la parole prophétique donnée à son sujet. Il donne vie, il donne du sens à cette parole. C’est comme pour nous : nous avons reçu des prophéties, nous prophétisons nous-mêmes la puissance sur nos vies mais à un moment il faut donner vie à ces paroles sinon elles mourront.

- verset 20 : ce que nous craignons souvent Jésus y a été confronté : « Tous ceux qui étaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui ». Et là, deux choix se posent : soit on dit non juste un lapsus et tout reprend son cours « normal », soit on va au bout de la confrontation et on commence à proclamer la Parole.

- verset 22 : stupéfaction de l’assemblée « n’est-ce pas le fils de Joseph ? » On ne le connaissait pas comme cela.

A l’image de Jésus, nous devons à un moment nous positionner pour Dieu. On ne doit pas seulement nous voir comme quelqu’un d’ordinaire mais on doit être étonné en voyant le changement en nous. Comment pourrons-nous toucher les gens si nous sommes comme eux ? Si nous n’avons rien à leur proposer de plus ?

Ø Esaïe 61 v. 4 à 11

Nous ne sommes pas faits pour être comme tout le monde. Dieu n’a pas déposé son onction sur nous pour que nous agissions comme tout le monde, que nous passions inaperçus. La suite de « Esaïe 61 » nous montre les termes employés pour qualifier les enfants de Dieu qui ont compris cet appel à délivrer les malheureux et les opprimés. Quand nous agirons comme cela nous serons appelés « sacrificateurs de l’Eternel », « serviteurs de Dieu », « Tous ceux qui les verront reconnaîtront qu’ils sont une race bénie. »

On doit nous regarder et voir que nous sommes bénis, que nous avons quelque chose de plus. On doit dire de nous « N’est-ce pas le fils de untel ? » C’est le « passage test » obligé. Les gens de Nazareth au final ont rejeté les paroles de Jésus. Jésus savait que nul n’est prophète dans son pays mais pourtant il fallait qu’il passe par là : qu’il se positionne aux yeux de ses proches. C’est là qu’ils sauront que nous ne sommes pas du monde, que « nous sommes une race bénie ».

Des fois nous voulons les promesses attachées à Esaïe 61 mais on oublie de lire d’abord que nous devons délier les chaînes de la captivité, faire ce à quoi nous sommes vraiment appelés.

Aujourd’hui nous devons reconnaître que nous sommes tombés dans des travers égoïstes et égocentriques qui n’ont rien à voir avec l’évangile et l’appel de Dieu. Nous voulons NOTRE ministère comme un enfant voudrait un jouet à noël, nous voulons NOS dons pour montrer à untel qu’on est aussi bon que lui, ou que Dieu nous aime plus que lui. Si on veut un don ou un ministère mais que nous n’aimons pas les personnes autour de nous, que nous n’avons pas de compassion pour les malheureux, les opprimés, les prisonniers c’est que nous ne sommes pas prêts à l’exercer. Nous voulons juste flatter notre égo et dire tu sais Dieu m’a montré cela en vision, Dieu m’a révélé ceci.... ça n’a alors aucune valeur pour Dieu. Et nous attristons le Saint-Esprit car nous utilisons sa puissance pour nous glorifier.

Conclusion

priePourquoi aujourd’hui le peuple de Dieu n’est-il pas béni comme il le devrait ? Parce qu’il ne fait pas toujours son travail. Il passe parfois son temps dans un confort spirituel, à convoiter les dons de ceux qui paient le prix. Il veut un salaire pour une tâche non accomplie.

En agissant ainsi nous attristons l’Esprit de Dieu en nous car nous essayons de le manipuler, de l’utiliser pour être aimé, pour être vu, pour être glorifié et reconnu. Nous attristons l’Esprit de Dieu aussi parce que pendant que nous passons ce vernis pour que notre ego, notre moi, brille un peu plus, des âmes se perdent, des vies s’éteignent et l’image du royaume de notre Dieu est ternie.

L’onction du Saint-Esprit est une puissance avant tout pour agir dans le monde parmi ceux qui souffrent. Nous n’avons pas besoin de connaître nos capacités pour consoler quelqu’un ni notre ministère pour aider quelqu’un qui est dans le besoin. Par contre, quand nous apprendrons à faire ce à quoi Dieu nous appelle, Il renforcera notre équipement en dons et talents. Il nous qualifiera parce qu’Il aura vu que nos motivations sont les bonnes, que nous avons compris notre appel ici-bas.

Rachel THESEE

 

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